Composer son quiver : 2, 3 ou 5 planches ?
Une planche pour tout faire, deux qui se complètent, ou un vrai quiver ? La méthode pour construire une collection cohérente — autour de TES vagues, pas de celles d'Instagram.

Le « quiver » — ta collection de planches — est un sujet où l’on croise deux écoles : ceux qui surfent tout avec une seule planche, et ceux qui en possèdent sept dont cinq ne voient jamais l’eau. Entre les deux, il y a une méthode. La voici, par étapes.
La question qui précède toutes les autres
Avant de compter les planches, compte tes sessions. Combien de fois surfes-tu par an, et dans quelles vagues, honnêtement ? Un quiver se construit autour de ta réalité — la plage de ton été, le spot de tes week-ends — pas autour des conditions parfaites qu’on voit en vidéo. C’est le même principe que pour choisir une taille : la lucidité paie.
Une seule planche : le choix le plus malin (au début)
Si tu surfes moins de 30 sessions par an, une planche unique et polyvalente te rendra plus heureux que n’importe quelle collection : tu la connais par cœur, chaque session te fait progresser dessus, zéro dilemme sur le parking.
Les candidates idéales chez nous : le Seven Four (« tous niveaux, toutes vagues » — c’est écrit sur sa fiche), la FB1 ou le The Door. Une bonne planche unique = un shape qui accepte 80 % de tes conditions réelles.
Deux planches : le duo qui couvre (presque) tout
Le premier vrai quiver, et le plus rentable : une planche pour les petits jours, une pour quand ça marche. Deux logiques selon ton profil :
- Profil glisse : un longboard pour les étés mous + un midlength quand ça pousse.
- Profil manœuvre : un midlength volumineux pour les journées faibles + un funperf plus court pour les bons jours.
Le piège à éviter : deux planches trop proches (un 6’8 et un 6’10 du même programme ne forment pas un duo, mais un doublon).
Trois planches : le quiver complet
Ajoute au duo une spécialiste — celle qui correspond à ce que tu aimes le plus : un longboard de noseride pur (Wave Catcher), un shape joueur pour les sections creuses (Variant 2 Twinzer), ou une planche de voyage taillée pour la destination de tes rêves. À trois, chaque planche a un rôle net : petite journée / journée normale / passion.
Cinq planches et plus : l’assumé
Au-delà, on ne parle plus de couverture de conditions mais de plaisir de collection — et c’est très bien aussi : des shapes différents t’apprennent des surfs différents, et alterner single, twin et thruster affine ton style. Notre seul conseil : que chaque planche ait encore une raison de sortir. Une planche qui dort deux ans mérite d’être revendue à quelqu’un qui la fera vivre.
L’avantage du sur-mesure : combler LE trou
C’est ici que le custom brille : au lieu d’acheter une planche « en plus », tu fais shaper exactement celle qui manque. Tu sais ce que tes planches actuelles ne couvrent pas — décris-le nous, et on dessine la pièce manquante, à tes cotes, dans le configurateur. Un shaper valide l’ensemble avec toi : c’est aussi une conversation de quiver, pas seulement de planche.








